Le leader des moteurs de recherche pour le leader des CMS

 

Se donnant pour mission “de contribuer à la prévalence d’un Web sain, florissant, et vivant”, Google a annoncé un partenariat avec WordPress, principal logiciel Open-Source CMS (Système de Gestion de Contenu) pour la création de site web.

Ce partenariat novateur vise à soutenir la plateforme dans son adaptation aux dernières technologies Web et en particulier celles qui impliquent la performance et l’expérience mobile, fer de lance de Google depuis de longs mois.

Pour Google, qui travaille depuis ses début à donner forme à l’architecture du web et à rendre internet pratique et adapté aux usages de ses utilisateurs, il n’était pas question de laisser WordPress sur la touche. Leader incontesté sur la place des CMS, avec 30% estimés de tous les contenus web publiés, WordPress devance effectivement très largement ses concurrents puisque Joomla ne représente que 3,1% des contenus, Drupal, 2,2%, Magento, 1,2% et Shopify 1%. Malgré la croissance du nombre d’utilisateurs de Wix ou Squarespace, ces deux outils n’entrent pour le moment pas dans le classement et semblent ne pas pouvoir rivaliser sur le plan des compétences techniques, qui font la richesse de WordPress.

Particulièrement adapté aux attentes du web, WordPress mise sur le gain de temps en développement, la modularité du contenu et la polyvalence (blog, site vitrine, e-commerce, marketplace…) rendant l’outil flexible dans un web mouvant très rapidement.

Au fondement du concept, une promesse. Celle de proposer un logiciel “Libre, Respectueux des standards, Ergonomique et Rapide à installer“. Cependant, depuis déjà des années mais surtout ces derniers mois, la plateforme montrait de sérieuses difficultés à s’adapter aux critères qualité requis, notamment la vitesse et la performance et donc à respecter les “standards” du web.

 

WordPress et mobile-first, une lourdeur de fond

 

A l’origine du déclic pour ce partenariat, les nouveautés Google de 2018 telles que le lancement du projet Speed Update dès juillet 2018 ou l’index Mobile-First qui commence son déploiement. Le premier ayant vocation à utiliser la vitesse de chargement du site et de son contenu comme un critère de référencement dans les résultats de recherche et le second se basant sur la qualité de la version mobile des sites internet, là aussi pour le classement dans les pages de résultats.

Ces nouveautés n’apparaissent pas de nulle part mais ont pour objectifs d’adapter le web aux usagers des internautes. En la catégorie, des études montrent que la majorité des recherches internet sont faites à partir d’un appareil mobile. Selon le rapport Hitwise, près de 60% en moyenne, voire jusqu’à 72% dans le domaine de la restauration. Par ailleurs, il semblerait que 53% des visiteurs d’un site web l’abandonne si ses pages mettent plus de 3 secondes à charger. Les nouveaux prérequis Google viennent donc en réponse à ces attentes des utilisateurs.

L’objectif d’une présence en ligne pour une entreprise étant l’engagement et la conversion client, l’expérience utilisateur, passant notamment par la performance, est au coeur des préoccupations.

Face à ces exigences, le CMS WordPress, luttant déjà depuis quelques années avec les lourdeurs du code, la sécurité et par conséquent, la perfomance, s’est trouvé rattrapé par son souci historique : sa difficulté notable à rivaliser sur les critères de vitesse de chargement, contrairement aux sites codés en dur. Si des progrès ont été faits ces dernières années pour alléger le code de manière significative, les indicateurs de performance restent bien en deçà de ce que Google attend.

 

Aux grands maux les grands remèdes

 

Depuis de longs mois, Google se montre volontairement incisif en annonçant de nouveaux dispositifs et développant de nouveaux outils afin d’adapter le web à ces critères. Il était donc tout naturel pour lui qu’il vienne prêter main forte à WordPress dans sa transition vers un web plus léger, plus rapide et plus fluide.

Pour cela, Google dédie une équipe d’ingénieurs à l’optimisation du CMS WordPress qui travaillera non seulement en profondeur sur les performances de la plateforme mais également à en faire “une machine de guerre” des sites web, notamment en développant une infrastructure et un écosystème de thèmes et extensions optimum pour WordPress afin de l‘adapter rapidement aux nouveaux usages et de le préparer aux changements en perspectives…

 

Candice Cibois – LEXAN

 

Sources :

Parts de marché de WordPress

Le mobile et les recherches internet