Entre un site attractif et un site efficace, le choix est souvent cornélien…

Attirer le visiteur sur le site internet de la marque est déjà un challenge à part entière… Ce pas franchi, il s’agit de ne pas perdre ce précieux internaute. Capter l’attention, flatter l’oeil, répondre au besoin immédiat et pertinent d’information, sont autant de contraintes contradictoires, à première vue, qui s’imposent au stratège digital.

L’ergonomie web apparaît indispensable : il s’agit de permettre à l’utilisateur de naviguer en toute fluidité au sein du site, de comprendre son organisation en un coup d’oeil, de trouver très facilement l’information recherchée. L’internaute doit ainsi pouvoir être accompagné rapidement vers le cœur du site, vers l’achat. Une ergonomie mal pensée perd le visiteur en chemin, qui zappe…

De nombreux sites misent alors sur une ergonomie épurée et simplifiée, qui perd vite en attractivité, alors que c’est en une fraction de seconde que le site doit PLAIRE. Choquer, étonner, “colorer”, frapper l’esprit avec l’image, la vidéo, les mises en pages fantaisistes… En une âme créative bien inspirée, il est aisé de laisser libre cours à l’inspiration en délaissant la simplicité d’utilisation. On oppose ainsi souvent “le Beau” (webdesign), à une navigation fluide et naturelle.

Or, la conciliation de l’ergonomie web et du design est impérative. Intimement liées, ces deux notions génèrent le ressenti global de l’internaute-utilisateur, déclenchant son adhésion. Ainsi, l’UX Design (User Experience Design) est un processus complet qui associe design et ergonomie dans la façon de penser et de concevoir un site web, pour un design centré sur l’utilisateur.

Cinq outils pour un UX Design efficace.

 

Responsive Design. Il permet de consulter un site Internet via différents appareils (ordinateurs, smartphones, tablettes, TV, etc.) avec le même confort visuel. Le Responsive design s’adapte en effet automatiquement à la taille de l’écran et à l’ergonomie choisie ; afin que l’utilisateur puisse retrouver ses repères et son confort en passant d’un support à l’autre.

Un usage pertinent des images. Les photo, vidéos, illustrations, icônes… permettent de faire passer un message facilement. C’est notamment un avantage sur les mobiles qui ne sont pas adaptés à la lecture de longs textes. Par exemple, présenter son menu sous forme de cartes avec légende, permet de l’organiser de façon visuelle et accessible.

Le choix d’une typographie adaptée. Elle permet de mettre en valeur un site en rendant notamment les images plus percutantes. Le plus grand soin doit être apporté à ce que suggère la typographie choisie. Ainsi, par exemple, les polices de caractères simples et modernes permettent un meilleur confort de lecture, avec des ruptures marquées dans la taille des caractères.

La mise en place de micro-interactions. Ce sont des actions simples et rapides qui ne nécessitent qu’une faible implication de la part des visiteurs. Un post, un like, un lien vers une page, les boutons sont minimalistes et se fondent dans le design, créant ainsi aisément de l’interactivité. Le visiteur ne se sent pas oppressé et clique par choix. L’engagement progressif peut ainsi opérer pour fidéliser le visiteur lentement, mais sûrement.

L’efficacité “Flat Design”. Le style flat est un design plat, graphique, géométrique : il reprend la tendance du minimal. Le dernier design Google, “Material design”, s’inspire du flat et l’améliore : plus de fluidité et des animations « responsive » sont les principales nouveautés avec l’ajout par petite touche de nombreux effets.

Plus qu’une simple tendance, le flat correspond aux exigences de légèreté, de rapidité, d’accessibilité et de mobilité liées au web d’aujourd’hui.

Avec l’essor des objets connectés, l’audience web tend à se fractionner sur du multisupport. A terme, il est fort probable que l’ergonomie et le design web soient confrontés à une nouvelle équation : analyser l’environnement connecté de l’utilisateur afin de se répartir intelligemment en fonction des supports disponibles à proximité.